Groupe Cauval : l’accord de licence Simmons dénoncé ?

Nouveau rebondissement pour le dossier Cauval. D’après nos confrères du Figaro, le propriétaire américain de Simmons marque cruciale pour le groupe françaisaurait l’intention de dénoncer l’accord de licence avec ce dernier qui, rappelons-le, est actuellement en redressement judiciaire, et pour lequel neuf candidats (Aquinos, Steinhoff, Hilding Anders, Finadorm, Arcole, Matfa, Perceva, PEG et Verdoso) ont déposé des offres de reprise au début du mois. Des repreneurs potentiels qui ont donc été informés et quelques-uns d’entre eux nous l’on effectivement confirmé de ce nouveau bouleversement, qui intervient plus de trente ans après l’accord qui avait été fait à Cauval concernant la licence sur la zone Europe… Une décision qui, selon les informations du quotidien national, aurait même été dévoilée en décembre dernier, alors qu’à l’époque, le litier français devait se rapprocher d’Aquinos (accord qui avait ensuite été annulé fin février dernier). De notre côté, nous apprenons d’une source proche du dossier qu’Orient Express, filiale de la SNCF, aurait également vu suspendre la licence.

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Simmons étant la première marque de Cauval, si cette décision venait à être effective, les conséquences seraient profondément néfastes, pour un dossier déjà extrêmement délicat… « Ce qui intéresse les acteurs qui se sont manifestés pour cette reprise, ce sont les marques, nous explique l’un de ces candidats potentiels. Evidemment, nous ne pouvions pas ne pas faire d’offre sur ce dossier, comme cela était sûrement le cas, d’ailleurs, pour bon nombre des autres candidats. Mais il faut avouer qu’il y a plusieurs éléments franchement opaques, et ce nouveau rebondissement contribue encore à semer la confusion. Cela va, à mon avis, en décourager quelques-uns ». La perspective d’une éventuelle procédure judiciaire amorcée avec Simmons, juste après le rachat, est en effet loin d’être enthousiasmante pour celui qui sera le nouveau propriétaire de Cauval… Gilles Silberman, de son côté, affirme que son groupe bénéficie d’une « licence perpétuelle » pour Simmons.

Steinhoff améliore son offre de reprise

Quels enjeux, désormais ?

Si, en réalité, l’Américain Simmons veux juste s’assurer des engagements des candidats concernant la marque, ces derniers devront travailler à obtenir un accord ; à ce jour, seule la société d’investissement Perceva (dont Alain Boussuge et François Duparc sont, rappelons-le, associés au projet) annonce s’être rapprochée de lui : « Perceva, habituée à conduire des licences étrangères et françaises, a pris contact avec la société Simmons » nous confirme Jean-Louis Grevet, son président. Affaire à suivre.

L'interview d'Alain Boussuge et François Duparc

 

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