Biens de consommation : un début d’année performant

• Le marché du textile-habillement reste incontestablement celui qui est le plus impacté par la crise économique ; il subit, pour la huitième année consécutive, des évolutions à la baisse. Au mois de mars 2016 par exemple, ce secteur a vu ses ventes reculer de 1,2 % par rapport à mars 2015. En cumul glissant sur les 3 premiers mois de l’année, le repli est de l’ordre de 1,7 %. Seules les périodes de soldes arrivent, tant bien que mal, à animer ce marché et à attirer une clientèle qui continue d’année en année à diminuer son budget alloué pour ce poste. Selon l’Institut Français de la Mode (IFM), la consommation finale d’articles d’habillement a reculé de 1% en 2015, et aurait subi une perte de valeur de l’ordre de 12 % entre 2007 et 2014 !

Croissance

 

Les principales raisons évoquées par l’IFM sont, tout d’abord, le développement de la vente en ligne principalement pour des raisons de coûts et les achats réalisés à partir d’un smartphone notamment. Cette préférence pour cette méthode a été visible surtout depuis la série d’attentats qui a touché de plein fouet notre pays. De plus, les températures plutôt clémentes de ces derniers mois n’ont pas encouragé les consommateurs à opter pour de gros articles, en général plus chers que les petits… Enfin, les vêtements « made in France » vendus au sein de notre territoire représentent moins de 5 % des achats seulement. Comme pour le meuble, le marché du textile habillement fait de plus en plus appel aux importations en provenance des pays à bas coûts salariaux, ce qui tire les prix et les résultats du secteur à la baisse.

SENIORS : UNE POPULATION CLÉ POUR LA CONSOMMATION

Les produits français arrivent néanmoins à séduire d’autres pays comme les États-Unis, la Chine et Hongkong, avec une augmentation très marquée des exportations vers ces pays en 2015.
L’IFM espère néanmoins un retour de la croissance pour son marché en 2016, et l’estime à + 0,7 %.

• A l’inverse, les autres marchés de l’équipement de la maison enregistrent de bons résultats et profitent de la reprise de consommation des ménages depuis quelques mois. Grâce également à la reprise du marché immobilier, les ventes de matériels de bricolage (+ 2,0 % sur le premier trimestre 2016) et surtout de meubles (+ 4,8 %) repartent à la hausse, depuis déjà plusieurs mois maintenant. Le marché du meuble n’a aujourd’hui pas à rougir de ses performances, qui se rapprochent de celles de l’électroménager, dont les ventes ont progressé de + 5,8 % sur la même période.

Tableau Conjoncture biens de consommation

 

• Ensuite, le marché de l’électronique grand public bénéficie encore du changement de la norme de la TNT, effectif depuis le début du mois d’avril. Cette évolution a en effet poussé bon nombre de Français à renouveler leur téléviseur, faisant exploser les ventes du segment de presque 50 % au cours du mois de mars 2016 par rapport à mars 2015. Phénomène qui devrait se poursuivre jusqu’au mois de juin, avec la diffusion de l’Euro 2016 de football.

• Enfin, le marché de l’automobile demeure en forte croissance. 2015 aura été l’année de la reprise, et 2016 sera vraisemblablement celle d’un rattrapage accéléré. Même si on est encore loin du record de 2009, avec 2,27 millions d’immatriculations de véhicules neufs pour les particuliers, les prévisions pour 2016 tablent sur un nombre d’immatriculations de 1,97 millions (soit presque 220 000 immatriculations supplémentaires par rapport à 2013).

 

 

 

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