Cauval des offres de reprises

Les candidats avaient jusqu’au début de cette semaine – l’échéance était fixée au lundi 4 avril très exactement – pour déposer leurs offres de reprise, totales ou partielles, concernant le groupe Cauval ; groupe qui, rappelons-le, était placé en redressement judiciaire depuis la fin février (plus précisément les entités Valdis, Logibar, Latfoam et Cipal de Bar-sur-Aube, et Onival à Limay, dans les Yvelines) suite au retrait du Portugais Aquinos qui avait invoqué un « manque de visibilité financière »…

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Une dizaine d’offres, de grands noms du secteur

Le Tribunal de Commerce de Meaux a ainsi reçu une dizaine d’offres au total, six totales et quatre partielles : l’enjeu est de taille pour un groupe qui, rappelons-le, emploie 1 800 personnes dans l’Hexagone.

D’Aquinos à Steinhoff

Des noms avaient déjà filtré il y a quelques jours quant à l’identité de ces repreneurs potentiels, à commencer par celui de la société portugaise : Aquinos veut en effet se repositionner sur le dossier en proposant une offre totale, et ainsi reprendre « l’ensemble des sites de production en France et les trois-quarts des salariés » selon les indications de l’un de ses porte-parole à l’AFP… Aquinos qui, rappelons-le, fabrique des canapés et literies (notamment pour les magasins Ikea du Sud de l’Europe), met en avant la complémentarité de ses activités à celles de Cauval ; si la reprise venait à être validée, le Portugais pourrait même, selon les déclarations de ce même porte-parole, fournir des matières premières au fabricant français…
Offres totales, également, pour le fonds d’investissement Perceva (notamment propriétaire de Dalloyau et Monceau Fleurs), qui s’est associé à Alain Boussuge et François Duparc, deux anciens dirigeants de marques du groupe Cauval (qui pourraient aussi, selon nos informations, être rejoints par d’autres managers du groupe) et pour le fonds de retournement Verdoso, qui exclurait juste l’unité de recyclage de Flaviac (Ardèche). Arcole Industries, un autre fonds de retournement, a également fait une proposition, même si non finalisée, a indiqué un porte-parole du groupe.

 

CAUVAL : AQUINOS SE REMET EN SELLE

 

Le Suédois Hilding Anders (propriétaire d’André Renault, Slumberland, etc… et de Dunlopillo en Scandinavie depuis 2010), dont le nom avait été évoqué il y a quelques jours, figure bien aussi parmi les candidats, avec une offre a priori partielle. Autre grand nom du secteur de l’ameublement : le Sud-Africain Steinhoff, s’est également manifesté pour la reprise d’une « partie significative » de l’activité literie de Cauval : « Cette offre s’inscrit dans une stratégie d’intégration verticale » explique le propriétaire de Conforama (et qui, rappelons-le, s’est aussi positionné sur le rachat de Darty).
Enfin, nos confrères du quotidien régional L’Est Eclair citent le nom de Cofel : contacté, le groupe a démenti avoir « avancé une offre ».

 

« Seulement une première étape »

Il est bien entendu que toutes ces offres doivent maintenant être complétées et précisées : « Nous ne sommes qu’au début d’un long processus » avance le porte-parole du groupe français. L’enjeu étant toujours, plus que jamais, de limiter les licenciements, et de redresser la situation financière du fabricant de literie, qui connaît de profondes difficultés depuis plusieurs années.

 

 

 

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