Comment aborder le marché du luxe ?

Pour accompagner ses membres sur ce segment de marché, le PLAB publie une étude sur le luxe intitulée « Luxe et maison : potentiel et limites ».

 

le marché du luxe

Au sommaire, des recommandations pour mettre en place une stratégie, une analyse du fonctionnement du marché, et des scénarios possibles, qui intéressent toutes les entreprises projetant de se développer sur le très haut de gamme.

Collinet 2

 

Sur un marché qui a tendance à se contracter, au moment où les entreprises de l’ameublement recherchent de nouveaux marchés, le luxe peut apparaître comme un relais de croissance. Le segment du très haut de gamme affiche en effet un dynamisme nettement supérieur à l’ensemble de l’activité : le marché mondial du mobilier de luxe, qui était de 11,7 milliards d’euros en 2001, a atteint 18,5 milliards d’euros en 2013, ce qui donne un taux de croissance annuel moyen de + 3,9 % (Source : Institut Français de la Mode - IPEA).

Dans ce contexte, le Pôle Lorrain de l’Aménagement Bois (PLAB), qui réunit une centaine de fabricants implantés en Lorraine, a commandé à l’IPEA, à l’IFM ainsi qu’au VIA, une étude sur le thème « Luxe et Maison : potentiel et limites », qui a été rendue publique le 27 mars dernier, dans le cadre des Journées Européennes des Métiers d’Art qui se sont déroulées à Neufchâteau (Vosges). « A l’origine de cette initiative, nous avons été consultés par un grand groupe mondial de luxe, qui a décidé de développer des collections de mobilier, raconte Didier Hildenbrand, directeur général du PLAB. Nous avons réalisé que nous ne disposions pas de données ni d’analyse précises concernant le luxe sur notre marché. Nous avons alors lancé cette étude, destinée en premier lieu à nos adhérents, qui est avant tout un outil pour les entreprises régionales petites et moyennes qui veulent s’approprier les codes du luxe. » Cette tendance est déjà une réalité : si beaucoup d’entreprises de fabrication de meubles ont fermé boutique en Lorraine, un certain nombre d’autres ont réussi à se maintenir en exploitant leurs savoir-faire patrimoniaux haut de gamme : « Au début des années 2000, une quinzaine d’entreprises lorraines situées sur le moyen haut de gamme exposaient au Salon du Meuble et vendaient au négoce, ajoute Didier Hildenbrand. Elles étaient une quinzaine à exposer lors du dernier Equip’Hotel en 2014, ce qui montre qu’elles ont évolué vers le produit de prestige, destiné notamment à l’hôtellerie et restauration de luxe. »

Martinez Cannes

Une notion complexe à cerner

Mais ce que montre cette étude, pertinente et bien documentée, c’est que le marché du luxe possède ses règles, et qu’on ne peut y réussir de façon improvisée.

Pour cerner le phénomène, elle s’ouvre sur une série de « visions d’experts » - l’historien, le juriste, l’homme de marketing - qui tentent ensemble d’aboutir à une définition du luxe. Du point de vue marketing, par exemple, les marques de luxe se distinguent en organisant la « rareté » du produit pour le rendre plus désirable, en cultivant un « storytelling », c’est-à-dire une histoire mythique qui légitime l’aura du produit, ou encore en valorisant leur logo de façon ostentatoire. Pour le juriste, le luxe se traduit par la propriété intellectuelle des produits, donc la lutte contre la contrefaçon, la distribution sélective et la diffusion internationale. Pour l’économiste, il se situe à la croisée d’un savoir-faire artisanal et de la création contemporaine, qui passe par les designers et architectes. La notion de luxe est donc assez complexe à définir, d’autant plus qu’elle est perçue différemment par les acteurs d’une filière, qui l’associent à un savoir-faire, à des belles matières et au « made in France », tandis que les clients mettent en avant la notoriété de la marque, son prestige lié par exemple à des clients célèbres, et la capacité à répondre aux demandes les plus exigeantes.

 

 

Ne manquez aucune info du secteur
Abonnez-vous à notre newsletter !

* champs obligatoire