Le corner cuisines : un plus pour les généralistes ?

corner cuisines

 

Le corner cuisines

Dans ce contexte morose, les généralistes ameublement figurent parmi les circuits souffrant le plus de la chute des ventes. Parmi les solutions envisageables pour redresser la barre – il y en a ! - la mise en place d’un « corner cuisine » peut-il permettre d’augmenter la fréquentation, de fidéliser les clients et de développer l’activité du magasin ? Eléments de réponse dans cette enquête avec les témoignages de responsables de points de vente… étoffés, en fin de numéro, par les conseils de Philip Anderson.

Les généralistes de l’ameublement gagneraient-ils à installer et développer une activité cuisines dans leur magasin ? Tous n’ont pas encore franchi le pas, loin s’en faut. Rappelons que, d’après les chiffres du marché dévoilés début février par l’Unifa, la Fnaem et l’Ipéa, les magasins dits « d’ameublement milieu de gamme », autrement dit les spécialistes ameublement et les petits généralistes, ont vu leur chiffre d’affaires diminuer de 4,9 % en un an, pour atteindre 0,98 milliard d’euros en 2014, représentant aujourd’hui 10,7 % de parts de marché (voir précédent numéro). Confrontés à ces résultats, il en est qui estiment qu’un corner cuisines dédié à l' univers de la cuisine et intégré au showroom peut présenter des avantages certains pour ces points de vente : augmentation du trafic magasin et du chiffre d’affaires, fidélisation de la clientèle, etc.

Certes, le meuble de cuisine, lui non plus, n’a pas connu une année 2014 particulièrement dynamique : représentant 2,29 milliards d’euros, c’est-à-dire 25,2 % du marché, cette famille de produits a connu une baisse, en valeur, de 2,8 %. On constate cependant que les intentions d’achat des ménages français progressent régulièrement depuis deux ans : ils sont désormais 5,8 % à envisager l’achat d’une cuisine intégrée (contre 4,3 % en 2013 et 5,1 % en 2014).

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Une offre transversale

Bien évidemment, il serait certes très exagéré – voire tout à fait erroné – de considérer le « corner cuisines » comme une solution miracle pour les généralistes de l’ameublement. Les acteurs déjà présents sur ce créneau ne présentent d’ailleurs pas leur activité cuisine comme un havre ; en revanche, ils la jugent incontournable. « Bon nombre de généralistes ont du mal, aujourd’hui, à se contenter de vendre des canapés et du meuble meublant, explique Paul Da Silva, responsable de l’activité cuisines au sein du magasin Meubles Sachet / Mobiclub de Saint-Chéron (Essonne). Il est bon de se diversifier, ne serait-ce que pour proposer aux clients une offre véritablement transversale. » Forte de 70 ans d’expérience, l’entreprise distribue et pose des cuisines depuis les années 80. Exposant quatre modèles, dont trois de la marque Cuisines Sagne, le corner cuisines occupe 70 des 600 m2 de surface que compte le magasin ; représentant 20 % du chiffre d’affaires global, cette activité n’est certes pas négligeable.

Distribuant la marque You, le généraliste Meubles Petit (Panazol, Haute-Vienne) réalise, pour sa part, 10 à 15 % de son chiffre avec la cuisine. Directeur du magasin, Yannick Donzé se déclare convaincu, lui aussi, de la nécessité pour un généraliste de proposer une offre diversifiée ; il voit, par ailleurs, un autre avantage à cette activité : « Elle offre un vecteur de communication supplémentaire, souligne-t-il. Affiches 4 x 3, campagnes et annonces dans la presse locale, etc : la cuisine peut contribuer à élargir notre clientèle. »

 

Voir l’article sur « Réaliser un corner cuisines chez un généraliste ameublement »

 

 

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