DE BONNES CONDITIONS POUR UNE STABILITE DURABLE DU MARCHE IMMOBILIER

Selon le Commissariat Général au Développement Durable, la croissance du nombre de permis de construire de logements neufs ordinaires a ralenti à la fin du deuxième trimestre 2016. Elle est passée de + 10,3 % entre février et avril 2016, à + 4,3 % entre mai et juillet 2016. Exception faite des logements collectifs qui continuent de progresser fortement (+ 10,0 %, après + 12,9 % sur la période précédente), ce sont une nouvelle fois les logements individuels qui restent les plus impactés par ce fléchissement.

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Dans le détail

- 9,2 % ont été enregistrés pour les logements individuels groupés autorisés, contre + 9,7 % sur la période précédente. + 0,2 % pour les logements individuels purs autorisés alors qu’ils avaient augmenté de + 6,2 % sur la période antérieure… Les résultats des permis de construire sur douze mois glissants demeurent néanmoins très encourageants :
+ 7,6 % pour les logements ordinaires neufs à la construction d’août 2015 à juillet 2016 ; + 13,1 % pour les logements collectifs ;
+ 2,3 % pour les logements individuels purs et - 1,5 % pour les logements individuels groupés.

A l’inverse, le nombre de mises en chantier de logements neufs ordinaires a augmenté de 4,9 % de mai à juillet 2016, après + 3,7 % de février à avril 2016. Le nombre de logements collectifs commencés
(+ 8,0 %) augmente encore plus vite que celui des logements individuels purs (+ 3,8 %) et celui des logements groupés (- 7,7 %). Les résultats sur douze mois glissants suivent également cette tendance : + 5,4 % pour les logements ordinaires neufs ; + 1,9 % pour les logements individuels purs ; - 0,6 % pour les logements individuels groupés et + 8,7 % pour les logements collectifs.

Par ailleurs, on constate que le délai moyen d’ouverture d’un chantier de logements individuels et collectifs ne cesse de diminuer. Il s’établit à 4,7 mois pour les logements individuels (inférieur à sa moyenne de longue période qui est de 5,2 mois) et à 7,9 mois dans le collectif (contre une moyenne de 10,9 mois).

Dans l’ancien, le volume de transactions immobilières a vraisemblablement retrouvé son niveau datant d’avant la crise de 2008-2009 : 830 000
unités ont été ainsi comptabilisées par les Notaires de France à la fin avril 2016. La hausse annuelle des volumes atteint même 19 %, d’après la même source !

Les prix des logements anciens restent plutôt stables. Ils ont progressé de + 0,3 % seulement entre le premier trimestre 2015 et le premier trimestre 2016 en France métropolitaine, et ont augmenté de +0,5 % au premier trimestre 2016 par rapport au quatrième trimestre 2015.

Enfin, selon l’avis des Notaires de France, il est peu probable que les taux d’intérêt d’emprunt, qui sont à un niveau historiquement bas, augmentent à court terme. Ces conditions sont ainsi favorables à un bon maintien du marché immobilier pour les mois à venir, aussi bien du côté des vendeurs que des acquéreurs.

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