FNAEM / FENACEREM L’UNION FAIT LA FORCE !

Les présidents des deux Fédérations – Didier Baumgarten pour la FNAEM et Pierre Thuillier pour la FENACEREM – ont réuni leurs adhérents il y a quelques jours à Paris afin de faire le point sur le rapprochement officialisé au printemps dernier. Une soirée ayant également permis aux professionnels des deux secteurs d’activité, relevant du vaste monde de l’équipement de la maison, d’échanger dans une ambiance conviviale.

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Didier Baumgarten et Pierre Thuillier.

 

L’annonce avait été faite en avril dernier, au moment de l’officialisation du rapprochement [voir CM&H n° 2642, daté du 8/04/2016]. Si, depuis, Didier Baumgarten et Pierre Thuillier avaient eu l’occasion d’exposer les grandes lignes de ce partenariat [voir notamment interview dans CM&H n° 2651 du 10/06/2016], restait à réunir les adhérents de leurs Fédérations respectives – la FNAEM pour le meuble et la FENACEREM pour l’électrodomestique, autrement dit le Blanc / Brun / Gris – comme pour concrétiser, en quelque sorte, cette démarche. Ainsi, le 14 septembre dernier, plusieurs dizaines de distributeurs se sont réunis dans la Capitale au cours d’une sympathique soirée, pendant laquelle les présidents des deux Fédérations ont pu revenir sur la genèse de ce projet, et les conséquences directes que peut avoir une telle mutualisation de moyens dans les démarches quotidiennes des adhérents.

 

La genèse d’un rapprochement

A l’époque, au début des années 2000 lorsque la FNAEM a vu le jour après que le SEM ait absorbé la FNA, son jeune président Didier Baumgarten avait déjà tenté de se rapprocher des enseignes de l’électrodomestique : « Toutes les conditions n’étaient alors pas réunies pour nous permettre de mener à bien une telle démarche » se souvient-il. Pourtant, l’idée était bien là : relevant toutes de l’équipement de la maison, les enseignes du meuble et du Blanc / Brun / Gris auraient tout à gagner à construire un partenariat pour peser encore plus dans le monde du commerce. Car il s’agit bien de cela, et c’est d’ailleurs avec cet objectif essentiel que Pierre Thuillier, dirigeant de l’enseigne PRO&Cie et homologue de Didier Baumgarten pour la Fédération du Commerce et services de l’Electrodomestique et du Multimédia (FENACEREM), a pris l’initiative, il y a quelques mois, de soumettre à la FNAEM un nouveau projet de rapprochement. « Je suis arrivé à la présidence de la FENACEREM à peu près en même temps que Didier à celle de la FNAEM, raconte-t-il. Nous avons fait depuis un bon bout de chemin au sein de notre Fédération, mais voici maintenant deux ans que nous devons faire face à une certaine « pression », qu’elle soit de n’importe quelle nature (demandes diverses, règlementations…). Si cela fait partie des choses inévitables à traiter au quotidien, nous avons commencé à réfléchir, avec les adhérents, à la manière dont nous pouvions faire face, encore mieux, à cette pression, et donc à défendre nos intérêts de manière optimale ». Partant du principe que « l’union fait la force », Pierre Thuillier sollicite alors les président et secrétaire général de la FNAEM, Didier Baumgarten et Jean-Charles Vogley, qui adhèrent rapidement au projet : « Nous avons eu une écoute extrêmement attentive et très sympathique, et la réactivité et l’efficacité de la FNAEM ont été formidables » avance Pierre Thuillier, précisant, non sans malice, que Didier Baumgarten et lui affichent avec fierté des racines mosellanes, tous deux résidant à quelques kilomètres l’un de l’autre dans leur chère région. Le président de la FNAEM a tenu à souligner, de son côté, l’ « heureuse initiative » de son homologue. Les choses se mettent alors vite en place, pour officialiser l’alliance le 1er avril 2016.

 

Une évidence… pour avoir davantage de poids

Quatre raisons mettent en avant l’évidence d’un tel partenariat, comme les a énumérées Pierre Thuillier face à l’assemblée lors de la soirée : « Déjà, un historique existe entre les deux Fédérations. Ensuite, nos modes de distribution respectifs sont très similaires : il y a les « gros » intégrés et les indépendants, sous diverses formes (coopérative, etc.) En somme, nous connaissons et défendons les mêmes types de circuits ! En troisième point, nous sommes évidemment tous positionnés sur l’équipement du foyer, et vous n’êtes pas sans savoir que des passerelles existent entre nos deux mondes avec, par exemple, des magasins d’électrodomestique qui intègrent également dans leur offre, depuis un certain temps, de la cuisine, mais aussi, de plus en plus, de la literie… Enfin, dernière raison – sans doute la principale : les dossiers dont nous nous occupons sont fortement similaires, et même complètement identiques dans certains cas. Il est donc idiot de dépenser, chacun de son côté, du temps et de l’énergie pour les défendre face aux pouvoirs publics ou autres ! »

Aujourd’hui, près de cinq mois après l’officialisation du rapprochement, les dirigeants évoquent une organisation « solide, qui montre déjà son efficacité, avec de grandes synergies ». Les deux Fédérations regroupent au total 63 enseignes positionnées sur de nombreuses familles de produits – meubles, luminaires, revêtements de murs, cuisine, électroménager, téléphonie, etc. – ainsi que des centaines de négociants indépendants [voir illustration ci-contre], pour 12 000 à 13 000 entreprises environ. 120 000 salariés sont ainsi représentés sous les deux conventions collectives gérées, à raison de 60 000 pour chacune. « Notre représentativité est incontestable, martèle Didier Baumgarten. Une double Fédération a beaucoup de poids auprès de l’ensemble de nos partenaires et interlocuteurs… notamment Bercy ».

 

Des axes de travail essentiels et concrets

La double Fédération travaille désormais sur deux axes majeurs :

– La promotion et la défense commune des intérêts économiques et financiers de leurs adhérents auprès, donc, des pouvoirs publics et autres interlocuteurs. « Par exemple, actuellement, nous nous penchons sur la nouvelle obligation de désignation de représentants du personnel dans les réseaux de franchise, avance Pierre Thuillier. Nous menons également des négociations sur l’extension de la durée de garantie en conformité des biens de consommation. Il y a aussi les questions de la TASCOM, des ré-agréments successifs des éco-organismes à coordonner étroitement avec ces derniers, des relations DGCCRF ou encore des dispositions de la loi de consommation concernant les CGV… »

– Au plan social, les conseils d’administration respectifs des deux Fédérations coordonnent « étroitement » le dossier de la nouvelle obligation légale de rapprochement des conventions collectives sous cinq ans. Il s’agit notamment d’imposer à moyen terme la reconnaissance, par les pouvoirs publics, des spécificités sociales d’un pôle « Equipement de la maison et du foyer » aux côtés d’autres grands secteurs de la distribution, comme l’alimentaire. « Nos administrateurs ont la charge de poursuivre et de préciser ces dossiers, et ils y travaillent actuellement » déclare Pierre Thuillier.

La présentation des deux présidents, qui ont tenu à remercier l’ensemble des distributeurs présents dans la salle, ainsi que les partenaires financiers Sofinco et Cetelem, a été suivie d’une riche intervention de Jean-Michel Boussemart (Coe-Rexecode) sur le thème « Situation économique et perspectives 2017 pour l’économie mondiale, l’Europe, la France et les marchés de l’équipement de la maison ».

 

 

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