Dank je, Bernard !

Après 34 années d’un dévouement total à l’industrie du meuble belge – et, par extension, à la distribution des autres pays, notamment de la France, qui représente son premier marché à l’export – Bernard Deheegher, emblématique président du Belgofurn, a pris sa retraite le 31 janvier. Plusieurs acteurs français du secteur rendent hommage à cette riche carrière… et à l’homme !

Le président du Belgofurn aux côtés de ses membres lauréats d’un Trophée du Courrier, en juin dernier à Paris.

 

« Dans ma longue carrière, parmi mes nombreuses rencontres, j’ai eu le plaisir de partager beaucoup de moments avec Bernard, particulièrement pendant les salons. Je me souviens d’un diner partagé au Restaurant « Les Crayères » à Reims, avec son épouse et sa fille, il y a de nombreuses années…

Bernard m’a particulièrement marqué par ses qualités remarquables : il est la bonté même, sa gentillesse est inégalable et lorsqu’on le rencontre, on voit d’abord un visage épanoui, généreux, toujours de bonne humeur.

C’est toujours un moment de plaisir de rencontrer Bernard et de parler avec lui. Il sait transmettre son grand dynamisme et sa façon de toujours voir la vie d’une façon positive.

Bernard m’a également toujours surpris par son talent d’organisateur et sa façon d’entraîner les autres. Président du syndicat des fabricants de meubles belges pendant 34 ans, il a su aider et faire avancer cette profession d’une façon spectaculaire alors qu’il était seul acteur au syndicat. Il a su organiser de grands voyages avec tous les fabricants pour leur faire découvrir de nouvelles technologies, de nouveaux marchés, de nouveaux continents. Il a su motiver et entraîner ses adhérents au Japon, en Corée, en Afrique du Sud, du nord, en Russie et une quinzaine de fois en Chine et en Europe !

J’ai également eu le privilège de recevoir Bernard et ses fabricants belges à notre usine.

Homme curieux, il a su faire découvrir aux fabricants belges toutes les opportunités des marchés, en même temps que s’est installée la mondialisation.

Actif pour faire venir les négociants de tous les continents au salon du meuble de Bruxelles, Bernard se chargeait des invitations, ce qui était une aide précieuse pour les fabricants.

Mais Bernard a aussi une autre passion : le chant grégorien. Il organise, tous les trois ans, un festival. Là encore, il est le responsable de l’organisation. Le prochain festival se tiendra pendant le week-end de l’Ascension (mai 2018) à Watou en Belgique.

Bernard a apporté beaucoup de soleil autour de lui durant toute sa carrière. Il s’est investi pleinement pour faire avancer cette belle profession du meuble.

Il se retire pour consacrer du temps à sa famille et avoir du temps pour lui. Moi, qui ai créé et dirigé une usine pendant cinquante ans en France et qui suis décoré de la Légion d’Honneur, je considère qu’il mérite la plus haute récompense de son pays pour ce qu’il a fait, et je lui témoigne tout mon respect ».

Ernest Ménard (fondateur des Meubles Ménard)

 

———————-

 

Lors de la réception organisée avec les acteurs belges de la profession, fin janvier dernier.

 

———————

Bernard, ce héros au regard si doux…

 

« Bernard aurait pu être dessiné par Uderzo, et trôner fièrement sur le bouclier d’Abraracourcix s’il avait eu une moustache… C’est le plus Gaulois des Flamingants!

Ou bien encore, on aurait pu le voir déambuler tranquillement dans un polar d’Audiard façon Tontons Flingueurs, autour de la table de cuisine, entre Ventura et Blier… C’est le plus diplomate des baroudeurs !

Oui, mais voilà, à la fin du gueuleton avec Super Bernard, ce n’est pas « En revenant de Nantes  » mais « Veni Sancte Spiritus » que l’on chante !

Bernard, tu seras le bienvenu ad semper ! Cheers mate ! Prost ! »

 

Jean-Benoît Buisson, président du groupe Maxiam

 

————————–

« Cher Bernard,

 

Nos chemins n’ont cessé de se croiser ici et ailleurs… sur les routes de France que tu as si souvent sillonnées, voyageur infatigable au baluchon rempli de savoir, de bienveillance et de joie de vivre. Ta culture française est unique et plurielle, elle serpente des églises romanes d’Auvergne, en passant par les nombreux cépages français que tu connais sans exception, et marque une pause au magasin de meuble du coin dont le patron est ton ami.

Shanghai a été le terreau de cette amitié franco-belge, un village bruxello-gaulois, dans un vaste monde chinois. Dans cette ville bouillonnante, coudes serrés, nous avons défendu l’industrie européenne… Une nouvelle version de la célèbre bande dessinée franco-belge ?

En Français que nous sommes, nous nous sommes souvent demandé quel était le secret de l’industrie belge ; un brin moqueurs, nous pensions que la richesse linguistique du pays lui facilitait la tâche, mais maintenant nous pensons connaître les ingrédients de sa potion : du professionnalisme, du commerce, de la convivialité, de la vivacité et beaucoup d’intelligence… mais tu restes seul détenteur de la formule parfaite !

Le groupe des Exportateurs de l’Ameublement Français t’embrasse, jeune druide, et de dit à très vite pour un prochain banquet ! »

 

Isabelle Hernio, directrice, et Stéphanie Roussin Guillot, chargée de mission du GEM

 

———————

 

> POUR LIRE LES ARTICLES DANS LEUR INTÉGRALITÉ, RECEVEZ LE COURRIER CHAQUE SEMAINE EN VERSIONS PAPIER OU NUMÉRIQUE, EN VOUS ABONNANT ICI !

 

Ne manquez aucune info du secteur
Abonnez-vous à notre newsletter !

* champs obligatoire