France Bedding Group (ex Cauval) : les grandes lignes, marque par marque

Poursuivant leur « tournée » de congrès d’enseignes, François Duparc et Alain Boussuge, respectivement président et directeur général commerce & marketing de France Bedding Group (ex Cauval), se sont envolés, cette fois, pour Palma de Majorque, afin de rencontrer les distributeurs Maison de la Literie et Univers du Sommeil le 9 juin dernier, lors du congrès annuel du Groupe MDL.

REPRISE DE CAUVAL: LES REPRÉSENTANTS COMMUNIQUENT AUPRÈS DES ENSEIGNES

Après quelques mots sur Perceva, le nouvel actionnaire exclusif du Groupe – nous ne reviendrons pas sur cette présentation, pour avoir déjà dressé le portrait de la société dans nos colonnes – les 2 représentants ont pu fournir à l’assemblée quelques informations concernant le fonctionnement et les ambitions de la nouvelle direction pour les différentes marques.

JEAN-LOUIS GREVET, PRÉSIDENT DE PERCEVA « IL FAUT ALLER VITE, LES ENJEUX SONT GRANDS »

« Aujourd’hui, la priorité est d’être capables de livrer nos clients normalement, ont-ils déclaré. Il faut réinstaurer la confiance. C’est la raison pour laquelle, actuellement, nous passons tout le carnet de commandes en revue. Mais l’entreprise travaille, les matières arrivent, les contremarques en attente vont être livrées… En somme, la vie reprend son cours ». L’urgence reste néanmoins, bien évidemment, de « retrouver un fonctionnement totalement normal », cela en reconcentrant chaque site sur ses sujets historiques… et qui exclut des éventuels fermetures et transferts d’activités, pour « éviter de compliquer encore les choses ». Chaque marque, aujourd’hui, fait l’objet d’objectifs bien précis :

Treca, jugée « la marque la mieux entretenue », ne « se porte pas mal », mais nécessite un ajustement du mix produits, tout en conservant évidemment son positionnement haut-de-gamme ;  

Simmons, même si ayant souffert, continue de se maintenir : « Avec un CA à 94 M€ en 2012, descendu à 65 M€ en 2015, il y a clairement eu un problème de stratégie » constatent les dirigeants, qui se défendent toutefois d’être inquiets dans la mesure où la marque est « forte ». L’objectif : faire progresser Simmons, mais en aucun cas au détriment de Treca. « Simmons a un vrai savoir-faire pour être généraliste, car la segmentation de son offre lui permet d’être crédible sur différents circuits de distribution. Nous devons donc continuer d’être vigilants sur cette segmentation. Ajoutez à cela des délais de livraison normaux, et nous avons tous les leviers pour redresser la marque ». Concernant l’exploitation de la licence à l’étranger, Perceva, qui avait entamé les discussions en amont auprès du groupe américain – et avait même indiqué avoir reçu le soutien de ce dernier pour son projet de reprise – annonce détenir cette autorisation pour une durée de 20 ans, dans plus de 25 pays en Europe. « Simmons sera un levier très important du développement du Groupe » concluent François Duparc et Alain Boussuge ;

Dunlopillo, dont la situation est jugée « la plus problématique », présente un « très gros chantier ». Encore implantée en grande distribution mais absente, en revanche, chez les spécialistes et généralistes, elle doit réimplanter ses produits dans les rayons de ces derniers… « En somme, pour Dunlopillo, nous voulons arriver au même positionnement chez les spécialistes et généralistes que celui que peut y avoir Simmons, mais avec des technologies alvéolaires » avancent les dirigeants qui ont ainsi annoncé le retour du latex pour cette marque. Le « souci de la qualité » et « la réduction des délais » sont également majeurs ;

– Enfin, Diva – dont les circonstances de reprise ont été un peu différentes de celles des autres marques, dans la mesure où elle est celle ayant le plus souffert en termes de perte d’effectifs – doit avant tout réduire ses délais de livraison, même si cela s’opèrera progressivement.

François Duparc et Alain Boussuge ont par ailleurs annoncé l’arrivée prochaine d’un Directeur Administratif et Financier : avec Philippe Lang (DG industriel), l’équipe de direction se composera ainsi de 4 personnes. Le nom provisoire de « France Bedding Group » devrait également changer, très certainement pour revêtir une consonance « plus française ».   

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