Meuble classique : le renouvellement permanent

Lancement d’une nouvelle collection par Grange, un an et demi après son rachat par le groupe américain Middleby, montée en gamme de la maison Taillardat qui prend pied sur le marché asiatique, partition de grand couturier du meuble signée Moissonnier… A condition d’associer tradition ébéniste et créativité, le meuble classique de haute facture continue de séduire une clientèle notamment hors de nos frontières.

Lit Bonaparte Moissonnier

Lit Bonaparte, Moissonnier

 

Les informations étaient devenues rares à propos du fabricant de meubles classiques Grange, depuis son rachat – plus précisément du rachat de l’actionnaire de Grange le groupe britannique Aga Rangemaster – par le groupe américain Middleby en septembre 2015. Une année et demi qui été mise à profit pour une réorganisation et la définition d’une nouvelle stratégie pour l’entreprise : « Le nouvel actionnaire a procédé d’une part à une réduction des effectifs, pour les mettre en adéquation avec le chiffre d’affaire, et d’autre part à une refonte complète du catalogue, pour proposer des produits plus en phase avec les attentes actuelles du marché », déclare son nouveau directeur général Didier Boyer. A l’issue de ce plan de sauvegarde, l’entreprise compte aujourd’hui une soixantaine de salariés. Du côté de l’offre produits, une partie du voile a été levé avec le lancement, en janvier dernier, de la collection Rive Gauche, signée du directeur artistique de l’entreprise, Eric Da Costa : « Inspirée des créateurs et des architectes emblématiques du XXe siècle, Rive gauche est le résultat d’un travail exigeant et raffiné, explique ce dernier. L’association du chêne et du métal, l’oscillation entre la rigueur des formes et le mélange des matériaux sont synonymes d’intemporalité de sobriété et d’élégance. » Elle est déclinée en living, chambre à coucher et canapés, dans un esprit ensemblier.

Cette nouvelle collection est un tournant pour Grange, qui a décidé dorénavant de mettre en avant des collaborations avec des designers extérieurs, comme le montreront les nouveaux produits à venir en septembre et janvier prochain, pour renforcer la force de sa griffe. En parallèle, l’entreprise conservera les piliers de son catalogue historique, comme le concept de bibliothèque les Modulables, un produit sans équivalent qui peut habiller tout un mur, désormais décliné en une version plus actuelle en chêne. « En définitive, notre collection tend vers plus de modernité et d’actualité, et vers plus de renouvellement avec l’intégration de signatures de designers internationaux, résume Didier Boyer. Mais nos savoir-faire, notamment dans le travail du bois massif et dans les finitions, qui font l’âme de Grange, sont jalousement conservés. »

Taillardat_drp_Bureau Laperouse Louis XVI_2

Bureau Lapérouse Louis XVI, Taillardat

 

Créer à partir du style

Héritière des styles historiques, auxquels selle apporte sa touche personnelle, la maison Taillardat a elle aussi parcouru du chemin depuis sa reprise, voici deux ans, par Martin Pietri, qui en a fait l’un des piliers de sa société Emblem, constituée de plusieurs pépites françaises du secteur de la décoration et de l’ameublement d’intérieur, souvent proche de l’artisanat d’art. L’entrepreneur s’est fixé pour ambition de donner une nouvelle impulsion à cette marque symbolique de l’art de vivre à la française : « Je veux faire de la maison Taillardat la référence du mobilier classique d’excellence, une véritable fabrique de style pour les projets de décoration de prestige partout dans le monde. » Une orientation qui se traduit notamment par la montée en gamme qui caractérise les 10 nouveaux modèles lancés en janvier dernier, par les matériaux utilisés et les finitions très recherchées. A titre d’exemple, le bureau Lapérouse, fidèle au style Louis XVI, se compose d’une structure en acajou, d’un dessus cuir avec vignette or, et d’un décor en bronze, le tout étant dépaysé par de délicats dessins en laque de Chine. Autre exemple, le canapé Léandre, de style Louis XV, se distingue par ses manchettes et ses pieds finement sculptés, et par sa finition de type passementerie au clou…

 

> Pour lire les articles dans leur intégralité, recevez Le Courrier chaque semaine en versions papier ou numérique, en vous abonnant via la rubrique dédiée sur ce site !

Ne manquez aucune info du secteur
Abonnez-vous à notre newsletter !

* champs obligatoire