Marché du meuble : croissance fragile en mars

Les ventes de meubles se maintiennent sur le mois de mars avec un recul d’activité en valeur de seulement 0,1 %, alors que ce dernier devait composer avec un samedi en moins par rapport à 2014...

 

Marché du meuble

Si ce résultat demeure encourageant, il faut toutefois le remettre en perspective car il intervient après 2 fortes chutes d’activité en mars 2013 (- 6,0 %) et mars 2014 (- 3,6 %). De plus, les périodes de soldes sont maintenant généralement suivies d’opérations de promotions pour poursuivre la dynamique enclenchée, ce qui a pu permettre de prolonger l’effet des soldes encore une partie du mois de mars. En cumul, le marché progresse de 0,9 % en valeur sur le premier trimestre.

Ces 3 premiers mois de 2015 stabilisent la conjoncture du marché du meuble, mais ne permettent, en aucune façon, de rattraper la dégradation des années 2013 et 2014 cumulées. Sur un marché sensible aux soldes, la semaine de soldes fixes supplémentaire en février a pesé dans la balance. Les perspectives du marché du meuble restent plus que tendues, et n’oublions pas que le trafic se raréfie fortement en dehors des périodes de soldes. Il va donc falloir tenir jusqu’au 24 juin, début des soldes d’été…

 

L’enjeu : booster le pouvoir d’achat

La baisse de consommation sur le marché du meuble ces 3 dernières années est principalement due aux arbitrages des ménages, suite à une crise qui dure et aux tensions inhérentes sur leur pouvoir d’achat :
ce dernier reste au cœur des préoccupations des Français. Une étude réalisée en début d’année par LSA et Marketingscan montre que les consommateurs comptent fortement sur les distributeurs pour faire progresser leur pouvoir d’achat en 2015…

Ainsi, 59 % des Français pensent que ce sont les distributeurs qui pourront avoir le plus d’influence sur leur pouvoir d’achat. Ces derniers arrivent juste derrière l’Etat, cité par 69 % des personnes interrogées, mais devant leur employeur (31 %). Ils sont également 69 % à compter sur les promotions mises en place par les enseignes pour pouvoir gagner du pouvoir d’achat. 48 % misent aussi sur les cartes de fidélité.

 

 

 

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