LES RENCONTRES APL 2016

Comme chaque année, le traditionnel évènement de l’APL, organisé au début de l’été, a réuni de très nombreux acteurs de la literie et du meuble. Outre les discussions et échanges informels qu’il a permis, il fut l’occasion, pour les participants, de faire le point sur l’activité de l’Association durant l’année précédente et d’assister à plusieurs interventions : certaines, ouvertes sur d’autres secteurs – celui des nouvelles technologies en particulier – sont toujours captivantes et amènent des réflexions supplémentaires…

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Organisée le vendredi 1er juillet, au sein du Pavillon Gabriel dans le VIIIe arrondissement de la capitale, cette journée a, pour son édition 2016, rassemblé les représentants de près de 80 marques, fournisseurs, enseignes et autres organismes…. y compris Thiriez Literie, Place de la Literie, SAGAM / Le Géant du Meuble, Linak, Eidom / Bedix, et Sedac Meral, nouveaux adhérents ayant rejoint l’Association depuis la dernière AG. Ce rendez-vous est toujours l’occasion, pour ces acteurs importants du monde de la literie, de se retrouver dans un cadre et une ambiance conviviaux ; cette année, les discussions ont beaucoup concerné, bien évidemment, le rachat encore récent du groupe Cauval par la société d’investissements Perceva : MM. François Duparc et Alain Boussuge, tous deux présents, ont notamment pu échanger avec les participants sur des points divers.

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Comme de tradition, il est revenu à Gérard Delautre d’introduire et animer la séance de travail, qui fut donc constituée de nombreux exposés d’intervenants du monde du meuble ou extérieurs. Le président de l’Association a ouvert les travaux en évoquant plusieurs éléments d’actualité – tels que la question de l’allongement de la durée de la garantie sur le produit literie – et en dévoilant l’indice APL / IPEA de mai : avec un mois à – 4,1 %, le cumul depuis de début de cette année atteignait + 6,7 %.

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Eco-Mobilier et la literie

Dominique Mignon, directrice générale d’Eco-Mobilier, a entamé la série des interventions, en commençant par dresser un bilan global à trois ans – rappelons que l’organisme a vu le jour en mai 2013 –
avant de se pencher plus spécifiquement sur la branche literie. « Au terme de trois exercices complets, la filière continue à bien se développer, a-t-elle déclaré. Nous comptons aujourd’hui plus de 6 200 entreprises adhérentes (fabricants, distributeurs et VADistes), et 126,7 millions d’euros d’éco-participation ont été versés à Eco-Mobilier l’année dernière ». En 2015, sur les 250 110 tonnes de Déchets d’Eléments d’Ameublement collectées par Eco-Mobilier, 86 % ont été valorisés, dont 55 % recyclés ; cela grâce à près de 2 300 points de collecte, dont 767 installées chez les distributeurs. Les collectivités, elles, en ont réuni 596 000 tonnes (59 % ont été valorisés, dont 46 % recyclés). « Ainsi, la collecte auprès de nos adhérents a été croissante en 2015, résume Dominique Mignon. Ce développement a particulièrement concerné la literie, pour laquelle Eco-Mobilier a fortement progressé dans son déploiement auprès des spécialistes du secteur : 25 000 tonnes de ce type de produits ont ainsi pu être collectées et recyclées sur ces douze mois ». La DG de l’éco-organisme a également rappelé qu’Eco-Mobilier était agréé pour collecter les literies professionnelles, et que de nombreuses opérations « marquantes » avaient eu lieu début 2015 (autrement dit la collecte de matelas auprès de CROUS, Club Med, etc.)

Pour les mois et années à venir, deux actualités majeures concernant la collecte et le recyclage de la literie. D’une part, Dominique Mignon a précisé qu’à partir de janvier 2018, les couettes et oreillers feront partie du périmètre produit d’Eco-Mobilier : « Ici, les problématiques sont différentes de celles du mobilier. Ce sont de petits articles transportables, légers mais volumineux. Il y aura aussi un nouveau geste de tri à créer. Enfin, ce seront encore de nouveaux types de matériaux à traiter ». D’autre part, Eco-Mobilier a pour projet d’implanter des espaces de collecte pour la literie dans les magasins spécialistes : un test est prévu pour le dernier trimestre de cette année.

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Site, réseaux sociaux et pub native

La communication menée par l’APL, particulièrement dynamique et fructueuse, occupe toujours une large place lors de ces Rencontres. Il est effectivement revenu à Dominique Prononce, membre du comité marketing de l’Association, de dresser le bilan des actions menées et de lister les objectifs en la matière.

A date de l’assemblée, le site de l’APL, infoliterie.com, totalisait 72 500 pages vues et 20 000 visiteurs uniques par mois. L’outil, dont la page d’accueil a été rénovée, propose des informations régulièrement mises à jour : actualités du secteur, billet sur le blog, communiqués de presse, newsletter de l’Association, nouveau quizz pour aider les consommateurs à déterminer l’état de leur literie… Les études sont, par ailleurs, rassemblées au sein d’une rubrique dédiée, chacune d’elles étant accompagnée d’une description optimisée : « Ainsi, en restituant ces informations précieuses à ses clients, qui leur sont parfaitement compréhensibles et pertinentes, le vendeur en magasin est véritablement capable de se distinguer » souligne Dominique Prononce. De la même manière, les vidéos (Journée du Sommeil, etc.) bénéficient aussi d’une rubrique spécifique. Sur le plan des vidéos également, la fameuse web série « Une affaire de tout repos », qui a vu le jour l’année dernière, dévoilait cet été ses nouveaux épisodes consacrés, cette fois, au sommeil des adolescents. Depuis son lancement, cette série a généré, pour l’instant, plus de 524 000 vues sur Facebook et YouTube, avec une audience globale de plus de 1,8 million de personnes atteintes (cette réunion du 1er juillet a d’ailleurs été émaillée d’interventions du professeur Coucheteau en personne, venu jouer quelques sketches et proposer un concours aux participants !)
Succès, également, pour la page Facebook « I Love Mon Lit », qui rassemble près de 220 000 fans (en moyenne sur 2016 : 211 500 impressions et 5 000 interactions par mois), mais aussi pour le compte Pinterest, avec 16 000 visuels épinglés. A mentionner également, le nouveau blog I Love Mon Lit évoqué plus haut, qui, tous les mois, publie un article décalé sur la literie.

En plus de toutes ces mesures, l’APL, désormais, se lance dans la publicité « native », autrement dit la publication, sur des sites web ciblés (maison, brico, jardin…), ainsi que leurs emailings et pages sur les réseaux sociaux, de contenus promotionnels rédigés par des journalistes. Douze articles doivent donc être diffusés sur Maisonbrico.com, Systemed.fr et Rustica.fr… pouvant potentiellement attirer jusqu’à 2,1 millions de visiteurs uniques mensuels. « La synergie de l’APL avec ses membres ne peut permettre que de voir notre métier grandit » a conclu Dominique Prononce après avoir énuméré tous ces points : l’Association pour la Literie (via ses sites Infoliterie et I Love Mon Lit) et tous ses membres (via leurs sites commerciaux et comptes sur les réseaux sociaux respectifs) permettraient, en effet, d’atteindre une audience estimée à six millions d’internautes par mois !

 

Consommation, santé, nouvelles technologies

Plusieurs autres interventions ont complété ces Rencontres 2016.

L’APL a voulu apporter aux fabricants et distributeurs présents dans la salle un éclairage sur le comportement d’achat des consommateurs en matière de literie. Isabelle Gottesdiener (TNS Sofres), a ainsi rappelé que, parmi les nombreuses sources d’information plébiscitées par ces derniers avant qu’ils ne se décident, les conseils du vendeur dans un magasin spécialisé en literie restaient la plus fiable (suivis des conseils du vendeur d’un magasin de meubles). « En parallèle, d’autres sources progressent doucement mais sûrement, comme les forums de consommateurs par exemple ». Concernant les circuits d’achats envisagés, les personnes sondées lors de cette enquête TNS Sofres en ont cité, en moyenne, 3,1 points de vente spécialisés literie en tête, suivis des grandes surfaces d’ameublement et des magasins de meubles traditionnels. « Enfin, a appuyé Isabelle Gottesdiener, nous constatons que le discours sur les grandes tailles mené par vous tous et l’APL porte ses fruits : aujourd’hui, 82 % des consommateurs estiment que la taille idéale d’une literie pour deux adultes est de largeur160 cm minimum ».

C’est ensuite Cédric Levret, de la Furet Company, qui a captivé l’auditoire en présentant les différentes solutions de réalité augmentée qui, aujourd’hui, offrent des expériences ludiques, digitales et nomades ; les nouvelles fonctionnalités mises en place par la société installée en banlieue parisienne à l’attention des acteurs de la culture et du tourisme permettent d’utiliser tous les avantages de cette nouvelle technologie : réalité augmentée par reconnaissance d’image, jeu de rôle, carte et géolocalisation… « Nous développons cette application pour enchanter les lieux physiques : tout se joue au niveau de la frontière entre le virtuel et le réel » : à chacun d’imaginer comment pourraient être adaptés ces outils incroyables aux points de vente !

Le dernier volet de cette journée a été consacré, bien évidemment, à la santé, avec les interventions, comme chaque année, du Dr François Duforez (de l’European Sleep Center – Hôtel de Dieu Paris, avec lequel l’APL poursuit son solide partenariat) accompagné d’Alexandre Dubois, mais aussi de Yann Le Meur (scientifique du sport et conseiller au sein de l’AS Monaco) ainsi que Romain Ménard (responsable de projet pour le navigateur Jean-Pierre Dick). Chacun de ces acteurs s’est attaché à rappeler l’importance d’un bon sommeil – et donc d’une bonne literie – sur la vie quotidienne, et son impact sur les capacités physiques et intellectuelles. Enfin, Alain Sgrazzutti (société Formetrics) est venu présenter l’outil EtioSystems, qui permet de reconstituer la colonne vertébrale d’une personne en 3D à partir d’une unité d’imagerie non irradiante :
de simples rayons de lumière sont projetés sur le dos nu, et leur déformation permet de repérer les défauts de la colonne. Un examinateur agréé, membre du corps médical, fait ensuite passer un rapide examen clinique au patient avant d’en faire une synthèse et une explication. Evoquant plusieurs situations vécues, le spécialiste a appuyé le fait qu’un mal de dos ne vient jamais du dos lui-même, mais d’un autre problème de l’organisme – un dysfonctionnement au niveau des dents, par exemple –  qui l’incite à compenser pour rétablir un certain équilibre du corps : « Le dos, systématiquement, est une victime ». Et la literie, bien évidemment, peut aussi être responsable.

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