Lafuma, du camping au mobilier

Sous l’impulsion de son nouvel actionnaire, le groupe suisse Calida, Lafuma a pris depuis 2013 un virage stratégique du mobilier de camping qui a fait sa réputation vers le mobilier d’extérieur. Le développement de la collection Privilège, destinée à la terrasse, au bord de la piscine, mais de plus en plus au coin repas et au living, ouvre à cette « start up de 60 ans » fortement exportatrice de nouveaux marchés.

Chaise longue Translounge.

 

Qui ne connaît pas aujourd’hui Lafuma ? Grands et petits, nous avons tous un souvenir attaché qui à un sac à dos de la marque – les premiers modèles associant déjà armature métallique et toile mis au point dans les années 1930 – qui à un fauteuil relax pliant, un produit créé dans les années 1950 avec pour cahier des charges de pouvoir entrer dans le coffre d’une Dauphine… L’entreprise fait indiscutablement partie de notre patrimoine industriel, et ce d’autant plus qu’elle est restée fidèle à son ADN et à son terroir : l’usine historique ouverte en 1954, avec son architecture moderniste, trône toujours dans la petite ville d’Anneyron (Drôme), ce qui lui permet d’abattre une carte aujourd’hui stratégique, celle du made in France, puisqu’elle est certifiée Origine France Garantie (OFG).

 

Cinq savoir-faire historiques

Toute la fabrication du mobilier Lafuma s’effectue sur le site industriel d’Anneyron, qui emploie 160 personnes sur 16 000 m² couverts, grâce aux différents savoir-faire historiques de l’entreprise, à commencer par l’usinage du tube en acier – pliage, poinçonnage, soudure… – qui permet d’obtenir la structure des produits. Second savoir-faire présent sur le site : le traitement de surface, qui consiste à préparer puis appliquer sur le tube une finition à base de peinture poudre polyester, avec un double objectif de protection anticorrosion et d’aspect esthétique. Le site comprend aussi atelier de coupe, confection et couture des revêtements des sièges, en tissu technique ou Batyline, et enfin un atelier d’assemblage qui permet d’ajuster la structure métallique et le revêtement, une opération délicate qui s’effectue manuellement. Pour être complets, ajoutons que toutes les pièces en plastique, des accoudoirs aux clips de fixation des tissus, qui entrent dans la composition des sièges, sont fabriqués sur un autre site du groupe, celui de la société Lallemand, implantée dans l’Ain. « Pour maintenir la fabrication en France, notre défi consiste à arbitrer entre les tâches qui peuvent être automatisées, pour fabriquer plus vite, et celles qui sont manuelles comme les assemblages brevetés qui garantissant la qualité et la durabilité de nos produits, et génèrent notre valeur ajoutée » commente Arnaud du Mesnil, le directeur général. Dans cette logique, l’entreprise a réalisé d’importants investissements pour rationnaliser la production – à hauteur d’un million d’euros sur le seul exercice 2016 – pour l’acquisition de robots de manutention, pour automatiser la chaîne de finition, précédés par la création d’un atelier pour le travail de l’aluminium en 2015.

Assemblage manuel.

 

Nouvel actionnaire et nouvelle orientation

Ces investissements productifs sont consécutifs au rachat de l’entreprise par le groupe suisse Calida – détenteur également des marques Aubade, Millet, Eider, Oxbow… – qui a dessiné une nouvelle stratégie consistant à faire de Lafuma une marque de mobilier, en créant l’entité Lafuma Mobilier en 2013. Parallèlement au siège relax qui a fait sa réputation, et continue de représenter 70 % de la production à Anneyron, une nouvelle organisation a été mise en place avec une équipe de R & D placée sous la direction de Sylvie Angeloni, qui pilote la création de nouvelles collections, en collaboration avec des designers externes…

 

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